Le premier entièrement conçu comme une voiture électrique Skoda est prêt. Ce crossover baptisé Enyaq entrera en production en octobre et atteindra le marché néerlandais début 2021. Nous l’avons conduit déjà en Février mais malheureusement encore moins d’informations étaient disponibles d’où cette vidéo limitée.
L’Enyaq, c’est bien plus qu’une nouvelle silhouette sur le marché électrique. La marque tchèque ne s’est pas contentée de coller une prise sur un ancien modèle : elle propose une gamme complète, avec plusieurs capacités de batterie et des puissances variées. En haut de l’affiche, la version RS se distingue, prête à faire grimper le compteur. Ce SUV électrique naît sur la plateforme MEB, conçue par le groupe Volkswagen pour ses véhicules nouvelle génération. Volkswagen, Seat, Audi : tous avancent sur cette voie, chacun avec sa propre déclinaison. Là où Volkswagen et Seat misent sur des compacts à hayon comme l’ID.3 ou l’El-Born, Skoda, à l’image d’Audi avec le Q4 e-tron, opte pour ce qui séduit aujourd’hui : le format SUV. Chez Skoda, ce sera donc l’Enyaq, désormais officiellement révélé.
Plus grand que Volkswagen ID.3
L’Enyaq affiche clairement ses ambitions. Ce modèle cinq portes surclasse ses cousins ID.3 et El-Born avec des dimensions qui le propulsent dans la catégorie supérieure : 4,65 mètres de long, 1,88 mètre de large, 1,62 mètre de haut. Résultat, près de 40 centimètres de plus en longueur, 6 en largeur et 7 en hauteur qu’un ID.3. Sur le papier, ce SUV s’inscrit dans le segment C, mais à bord, l’espace évoque davantage une gamme supérieure. L’architecture avec plancher plat, la batterie logée sous le plancher, libère un habitacle généreux. Le coffre, sans compromis, annonce 585 litres, moteur électrique à l’arrière inclus.
306 ch pour Enyaq RS
Pour l’autonomie, Skoda propose trois batteries distinctes. Le modèle d’entrée de gamme, baptisé “50”, embarque une batterie de 55 kWh et un moteur de 109 kW, autorisant jusqu’à 340 kilomètres selon le cycle WLTP. Vient ensuite la version “60”, dotée d’un moteur plus costaud de 132 kW et d’une batterie de 62 kWh, pour une autonomie pouvant grimper à 390 kilomètres. En haut de la gamme, la version “80” propose 82 kWh de capacité et promet jusqu’à 500 kilomètres sans recharge.
Configurations du Skoda Enyaq
La batterie 80 ouvre la porte à plusieurs combinaisons. Selon la configuration, un moteur de 150 kW anime les roues arrière, ou bien, avec un second moteur ajouté à l’avant, la transmission intégrale entre en scène. La version “80X” développe alors 195 kW. Quant à la déclinaison RS, elle atteint 225 kW, soit 306 chevaux, pour des performances dignes d’une sportive familiale : le 0 à 100 km/h abattu en 6,2 secondes et une vitesse de pointe de 180 km/h. L’autonomie reste solide, jusqu’à 460 kilomètres pour ces versions à double moteur. À noter aussi : la capacité de traction, jusqu’à 1 200 kg selon la motorisation retenue.
Édition spéciale : 1895 exemplaires
Pour marquer le lancement, Skoda prépare une édition limitée à 1 895 unités, un clin d’œil à l’année de création de la marque, alors appelée Laurin & Klement. Les caractéristiques détaillées de cette version seront précisées prochainement. Côté tarifs, Skoda évoque un point de départ comparable à celui d’une Superb diesel, autour de 40 000 $. Les versions et prix définitifs de ce nouveau SUV électrique seront annoncés juste avant son arrivée sur le marché.
Production dès octobre
Le rendez-vous est fixé : octobre verra sortir le premier exemplaire de série. L’assemblage s’effectuera à Mlada Boleslav, cœur historique de Skoda en Tchéquie. Fait notable, l’Enyaq partagera ses lignes de production avec d’autres modèles thermiques, là où Volkswagen mise sur des sites exclusivement dédiés à l’électrique. Le lancement commercial en Europe débutera début 2021, avec la promesse d’une nouvelle référence sur le segment des SUV électriques familiaux. Un modèle qui, sans bruit, redistribue les cartes et force déjà l’attention des observateurs.

